AccueilTraitement des métauxUne règlementation environnementale omniprésente

Une règlementation environnementale omniprésente

Le traitement de surface, activité polluante, doit faire face aux défis environnementaux. Pour la préparation de la surface, plusieurs opérations sont nécessaires : dégraissage, décapage, « fluxage » et séchage. Ces opérations utilisent des produits souvent toxiques (mercure, solvants…). En conséquence, ce secteur produit des déchets et des effluents polluants. Il est nécessaire de traiter ces rejets (minéraux…) et de prévoir le traitement et le recyclage de l’eau. La profession doit sans cesse se mettre aux normes et les modifications à apporter ont un coût difficile à répercuter chez les donneurs d’ordres. C’est un des facteurs de dégradation des marges de ce secteur.  En 2002, 11,8 millions d’euros ont été consacrés aux investissements pour protéger l’environnement, soit 10 % des investissements corporels totaux, contre 4 % en moyenne dans l’industrie manufacturière. Ils visent, pour les deux tiers, à réduire les pollutions liées au processus de fabrication, l’autre tiers étant consacré à la prévention. Une grande partie de ces investissements est utilisée dans le traitement des eaux usées. En effet dans ces métiers, les consommations d’eau sont importantes : 1,7 % du chiffre d’affaires, contre 0,3 % pour l’ensemble de l’industrie.

Pour répondre aux défis environnementaux, l’innovation est nécessaire. Cette recherche peut se faire en interne, certaines entreprises disposant de leur propre laboratoire. Elle peut aussi faire l’objet de collaborations avec les fournisseurs. Des organisations professionnelles nationales ou européennes ou des groupements d’intérêt économique ont instauré des pôles de recherche. Récemment, sept entreprises se sont réunies en Alsace pour mettre en commun leurs savoir-faire et proposer aux industriels une plate-forme de R & D offrant une gamme de procédés innovants et respectueux de l’environnement.  Enfin, le Centre technique des industries mécaniques (Cetim) apporte son soutien pour valider ou optimiser les procédés déjà existants.

Ces investissements répondent à des obligations réglementaires européennes, nationales ou régionales. Ainsi, une directive européenne encadre fortement l’utilisation du chrome hexavalent (chrome VI) dans certaines applications. Des recherches coûteuses seront nécessaires pour trouver des produits de substitution.  Depuis la publication de la directive sur la réduction des émissions de composés organiques volatils (COV), les industriels ont été contraints d’engager des actions de réduction de ces émissions : remplacement de peintures à forte teneur en solvant par des peintures en phase aqueuse, captation des vapeurs de solvants lors des opérations de nettoyage.

Le respect de l’environnement est tellement présent dans ce secteur que le Syndicat national des entreprises d’applications de revêtements et traitements de surface (SATS) et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ont rédigé un guide sur « l’intégration du facteur environnemental dans la gestion globale des entreprises du traitement de surface ».

 
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